La chirurgie et le tabac

Arrêter de fumer ! Mais pourquoi?

La fumée de cigarette est composée de près de 4000 substances toxiques dont quatre principales : la nicotine, le monoxyde de carbone, l’acide cyanhydrique et le monoxyde d’azote.

 

Le tabac par l’intermédiaire de la nicotine est responsable d’une mauvaise oxygénation des tissus du corps notamment par la réduction du calibre des vaisseaux sanguins de la peau dû à un phénomène de spasme vasculaire mais aussi par une réduction de la capacité de transport de l’oxygène dans le sang liée à un taux plus élevé de monoxyde de carbone.

Les risques

Les conséquences du tabac sur une chirurgie sont multiples :

 

Problème de cicatrisation :

Le tabac peut être responsable d’un retard de cicatrisation. On peut observer également une de souffrance cutanée ou le développement de cicatrices pathologiques.

 

Infection :

Fumer impacte sur les défenses immunitaires. Le tabac augmente le risque d’infection post-opératoire pouvant nécessiter une nouvelle hospitalisation, une réintervention et/ou l’instauration d’une antibiothérapie orale ou intraveineuse.

 

Œdème :

Le tabac peut être responsable d’une majoration des gonflements du site opératoire et d’une augmentation de leur durée.

 

Complications thromboemboliques :

Le tabac majore le risque de phlébite post-opératoire et donc d’embolie pulmonaire.

 

La consommation de tabac peut être à l’origine de multiples problèmes, non seulement chirurgicaux mais aussi généraux (complications respiratoires, cardiaques…) qui peuvent allonger les durées d’hospitalisation.

 

Les fumeurs de cannabis sont exposés au même risque que les autres fumeurs.

Après l’intervention

Si vous êtes un fumeur, il est indispensable d’arrêter totalement de fumer 1 mois avant à un mois après une chirurgie.

Le bénéfice de l’arrêt du tabac sur les troubles de la cicatrisation est démontré et intervient après 3-4 semaines minimum d’interruption du tabac.

 

Les cigarettes électroniques et les patchs qui contiennent de la nicotine entraînent les mêmes risques que le tabac par les mêmes mécanismes : spasme vasculaire et diminution des apports en oxygènes aux tissus. Néanmoins l’usage de la cigarette électronique sans nicotine est autorisé.

 

Plusieurs types d’aides au sevrage existent :
Aides psychologiques (thérapies comportementales et cognitives)
Assistances téléphoniques (Tabac-Info-Service 3989)
Aides médicamenteuses : substituts niconitiques
Autres : l’homéopathie, l’hypnothérapie, l’acupuncture.

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