Un interrogatoire suivi d’un examen de la cicatrice permettra de préciser la ou les possibilité(s) chirurgicale(s) adaptée (s) à votre situation.
Une visite chez l’anesthésiste est obligatoire si il est décidé de réaliser une anesthésie autre que purement locale.
Il est recommandé de cesser de fumer au minimum un mois avant et un mois après l’intervention afin d’éviter toute difficulté dans le processus de cicatrisation. Toute prise médicamenteuse à base d’aspirine ou d’anti inflammatoires est proscrite au cours de la semaine précédant l’opération. Aucun maquillage ni aucun bijou ou piercing ne devra être porté durant l’opération.
Dans les cas les plus simples, la cicatrice défectueuse est enlevée et la perte de substance est refermée avec une technique de suture parfaite pour espérer obtenir une nouvelle cicatrice plus esthétique.
Quand la cicatrice « pathologique » est étendue et qu’une résection suture d’emblée ne peut se faire à cause de la tension, plusieurs techniques peuvent être employées :
– Excision en plusieurs fois, permettant à la peau de se détendre entre deux temps opératoires (principe dit des « exérèses itératives »)
– Greffe de peau prélevée sur une autre région du corps
– Plastie locale, avec déplacement d’un lambeau de peau avoisinant pour recouvrir la zone cicatricielle.
– Expansion cutanée, grâce à des ballonnets gonflables placés sous la peau saine avoisinante et permettant de la distendre au fur et à mesure du gonflement (sur plusieurs semaines) afin d’utiliser l’excès de peau ainsi obtenu lors de l’ablation des ballons pour recouvrir la zone cicatricielle.
– Lipofilling de la cicatrice par injection de cellules graisseuses, permettant d’atténuer ou de combler une dépression sous la cicatrice et d’améliorer la texture de la peau en regard.
– Dans le cas de cicatrices chéloïdes, des techniques non chirurgicales peuvent être testées avant d’envisager une chirurgie encas d’échec ou même en complément avec cette dernière : pansements siliconés, injection intra cicatricielle de corticoïdes retard, vêtements compressifs
En fonction de la méthode de réparation choisie, l’anesthésie sera locale avec une sédation si besoin ou générale. De même, l’hospitalisation peut être en ambulatoire ou sur une courte durée.
L’intervention est peu douloureuse, la cicatrice peut donner lieu à quelques tiraillements les premiers jours. La prise d’anti-inflammatoire n’est pas autorisée. Dans les heures qui suivent l’intervention, un petit suintement de sang (rouge) ou de lymphe (jaune) peut éventuellement venir légèrement tacher le pansement. Dans les 48 premières heures, la région opérée peut gonflée et devenir bleue (ecchymoses) de façon transitoire.
Il est fortement déconseillé de prendre des bains durant 2 à 3 semaines et la reprise du sport pourra se faire à 15 jours.
Vous serez revu à 15 Jours pour le suivi de la cicatrisation (ablation des points).
Le résultat final cicatriciel sera au bout de 1 à 2 ans. Des conseils de soins de cicatrices vous seront expliqués pour parfaire le résultat. Vous les trouverez dans la rubrique cicatrisation. En résumé, des soins adaptés, une hygiène de vie correcte sans tabagisme actif et une éviction du soleil sont les garants d’une bonne évolution.
Il faut bien comprendre que la cicatrisation reste néanmoins un phénomène aléatoire dont la qualité ne peut en aucun cas être garantie. La parfaite maîtrise technique d’un chirurgien plasticien qualifié et spécifiquement formé à ce type d’intervention permet de mettre toutes les chances de son côté mais ne supprime pas cet aspect aléatoire. De ce fait, un contrôle régulier par votre chirurgien est nécessaire.